Le fil des Francophiles

Churchill s’expose à l’Hôtel Fort Garry

Virginie Frère 6 minute read Saturday, Feb. 28, 2026

À peine franchi le seuil de la passerelle arrière de l’emblématique Hôtel Fort Garry, le visiteur est happé par un regard. Immense. Blanc. Perçant. Celui d’un ours polaire saisi à Churchill par le photographe manitobain Jean-Pierre Parenty. Depuis quelques jours à peine, 46 de ses clichés transforment le couloir vitré de l’hôtel en une véritable immersion arctique.

Photographe animalier, Jean-Pierre Parenty s’est spécialisé depuis une dizaine d’années dans la faune canadienne. “Je suis Canadien et j’aime chercher, photographier et représenter la faune canadienne,” confie-t-il.

Né et élevé au Manitoba dans une ferme, Jean-Pierre Parenty nourrit depuis l’enfance une passion pour les animaux et la photographie. “La partie qui m’intéresse et que j’adore, c’est être en nature, chercher des animaux, les trouver et puis essayer de les capturer dans mon appareil photo,” dit-il. S’il a longtemps parcouru le monde, c’est désormais vers le Nord qu’il tourne son objectif, et plus particulièrement vers Churchill, cette localité de la baie d’Hudson capitale mondiale de l’ours polaire.

L’idée de l’exposition est née d’un appel de l’hôtel, il y a environ un an. “L’Hôtel Fort Garry m’a appelé pour créer une galerie dans la passerelle arrière de l’hôtel. Et ils ont demandé que ce soient des photos d’animaux de Churchill,” explique-t-il. Une demande sur mesure pour celui qui fréquente régulièrement la région. “Je vais à Churchill très souvent, donc j’ai beaucoup de photos que j’ai prises là-bas,” souligne le photographe.

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Tout comme Axelle Oulé (en dessous, à gauche), Ena Mallarino (au-dessus) publie aussi pour la première fois une de ses productions.

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                                Tout comme Axelle Oulé (en dessous, à gauche), Ena Mallarino (au-dessus) publie aussi pour la première fois une de ses productions.

De nouvelles voix franco-manitobaines laissent leur empreinte

Virginie Frère 7 minute read Preview

De nouvelles voix franco-manitobaines laissent leur empreinte

Virginie Frère 7 minute read Saturday, Feb. 21, 2026

Le 25 février prochain, un nouveau recueil de nouvelles viendra enrichir le paysage littéraire franco-manitobain. Intitulé On fait des traces, l’ouvrage rassemble dix textes écrits par de jeunes auteurs et autrices francophones du Manitoba, réunis au sein du collectif Génération d’encre, ainsi qu’un texte d’Anne-Marie Turcotte. Une initiative des Éditions du Blé visant à soutenir l’émergence de nouvelles voix.

Le lancement se tiendra le 25 février à la brasserie Kilter de 17 h à 19 h sous la forme de lectures d’extraits et d’échanges. “L’esprit du projet, c’est vraiment d’inviter de nouvelles voix et de créer de la place pour celles qu’on entend moins,” explique Katrine Deniset, directrice par intérim des Éditions du Blé. On fait des traces se veut ainsi un recueil ancré dans le territoire, tant par ses histoires que par les parcours de celles et ceux qui les signent.

Le titre du recueil, On fait des traces, puise directement dans une expression populaire des Prairies. “C’est une expression qu’on utilise beaucoup au Manitoba pour dire qu’on s’en va, qu’on quitte un endroit, qu’on part vers une prochaine destination,” raconte Katrine Deniset. “Mais ça reflète aussi l’esprit du livre, parce que ce sont des personnages en mouvement, en quête d’identité, ici, chez nous,” ajoute-t-elle. Toutes les nouvelles du recueil se déroulent au Manitoba et forment ce que la directrice décrit comme “un livre du terroir.”

“On a réussi à créer une carte fictive du Manitoba. On voyage un peu dans la province : un auteur a écrit une nouvelle qui se passe plutôt dans un contexte rural. Ensuite, il y a un qui a écrit une nouvelle qui se déroule à Churchill, dans le nord du Manitoba. Des histoires ont lieu à Saint-Boniface. Alors, on voyage un peu dans différents coins de la province avec le livre,” mentionne-t-elle. Les histoires abordent des thèmes variés — l’amitié, l’exil, la précarité, la création artistique — tout en étant reliées par ce fil conducteur du déplacement, qu’il soit physique ou intérieur.

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Saturday, Feb. 21, 2026

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Guy Noël, (à gauche) co-organisateur des Jeux Voyageurs, Laneil Smith, propriétaire de l’hôtel Marion et Johanne Noël, co-organisatrice des Jeux Voyageurs

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                                Guy Noël, (à gauche) co-organisateur des Jeux Voyageurs, Laneil Smith, propriétaire de l’hôtel Marion et Johanne Noël, co-organisatrice des Jeux Voyageurs

Jeux Voyageurs: la tradition se joue en équipe

Anaïs Nzelomona 6 minute read Preview

Jeux Voyageurs: la tradition se joue en équipe

Anaïs Nzelomona 6 minute read Saturday, Feb. 14, 2026

À l’Hôtel Marion, en plein Festival du Voyageur, les Jeux Voyageurs restent un rendez-vous à part. On s’y rend pour la communauté, pour encourager ceux qui s’y affrontent, mais aussi pour participer aux festivités (marionhotel.ca/voyageur-games).

À l’organisation, l’on retrouve Guy et Johanne Noël, membres de la Brigade de la Rivière Rouge, et Laneil Smith, propriétaire de l’hôtel Marion.

“Même si tu viens juste comme spectateur, tu embarques,” résume Guy Noël. “C’est comme aller voir une game de hockey: tu rentres dedans.”

Membres de la Brigade de la Rivière Rouge et voyageurs officiels en 2000-2001, Guy et Johanne Noël portent les Jeux Voyageurs avec une énergie que l’on pourrait presque qualifier de contagieuse.

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Saturday, Feb. 14, 2026

La série GG12: Le m2 Louis Dubé, Rideau Hall © BSGG, 2026

La Gouverneure générale, Mary Simon, a remis un prix à Pierrette Sherwood et Mireille Lamontagne pour leur travail sur le circuit artistique et patrimonial du chemin Dawson.

La série GG12: Le m2 Louis Dubé, Rideau Hall © BSGG, 2026
                                La Gouverneure générale, Mary Simon, a remis un prix à Pierrette Sherwood et Mireille Lamontagne pour leur travail sur le circuit artistique et patrimonial du chemin Dawson.

Quand l’art éclaire l’histoire: le pari réussi du chemin Dawson

Jonathan Semah 6 minute read Preview

Quand l’art éclaire l’histoire: le pari réussi du chemin Dawson

Jonathan Semah 6 minute read Saturday, Feb. 7, 2026

Le circuit artistique et patrimonial du chemin Dawson est l’un des lauréats du Prix d’histoire du Gouverneur général pour l’excellence des programmes communautaires 2025.

Ces derniers jours ont été pas mal occupés pour Pierrette Sherwood, cheffe de projet et représentante du Dawson Trail Art Tour, et Mireille Lamontagne, conseillère en patrimoine et experte consultante.

Outre les multiples sollicitations, elles étaient de passage à Ottawa pour se voir remettre leur prix des mains de la Gouverneure générale, Mary Simon.

“On est ravis, l’on est très excités. Puis en même temps, c’est beau d’avoir la reconnaissance. Je pense que c’est un témoignage du beau travail qui a été fait et puis de la qualité des interprétations et de l’histoire qu’on est en train de mettre en valeur pour le Sentier Dawson Trail et ses communautés,” commente Pierrette Sherwood.

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Saturday, Feb. 7, 2026

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Sarah Lamoureux, responsable de la régie, avec quelques accessoires utilisés dans la production

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                                Sarah Lamoureux, responsable de la régie, avec quelques accessoires utilisés dans la production

Tad et Birdy: quand le jeu devient un langage commun

Chelsea Howgate 4 minute read Preview

Tad et Birdy: quand le jeu devient un langage commun

Chelsea Howgate 4 minute read Saturday, Jan. 31, 2026

La nouvelle production jeunesse du Manitoba Theatre for Young People (MTYP), Tad and Birdy, mise sur la créativité pour aborder la peur, la curiosité et le courage. Présentée au 7 février à Winnipeg, la pièce partira ensuite en tournée dans plusieurs communautés manitobaines.

Dans les coulisses, Sarah Lamoureux, responsable de la régie, décrit un processus de création fondé sur la collaboration et l’expérimentation. Travailler avec une petite équipe lui permet de dépasser le rôle traditionnel de coordination pour participer activement à la mise en scène.

“Je peux suggérer des choses à essayer, et on a la chance de vraiment les explorer ensemble. Les comédiens nes aussi proposent leurs idées, parce que ce sont eux et elles qui sont sur scène.”

Cette liberté créative se reflète dans les choix scéniques. Lorsque le texte ne précise pas les accessoires, l’équipe invente. Des crayons géants, des cartes Pokémon et des objets du quotidien deviennent les moteurs d’un imaginaire partagé.

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Saturday, Jan. 31, 2026

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Wilgis Agossa, directeur artistique de Noir et Fier.

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                                Wilgis Agossa, directeur artistique de Noir et Fier.

Une 5e édition pour engager la jeunesse et rassembler le Manitoba

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Une 5e édition pour engager la jeunesse et rassembler le Manitoba

Virginie Frère 6 minute read Saturday, Jan. 24, 2026

En février, le Manitoba vibrera à nouveau au rythme de Noir et Fier, un évènement culturel et communautaire devenu incontournable dans le paysage francophone et afrodescendant de la province.

Pour cette nouvelle édition, le festival prend une ampleur inédite et se dote d’un thème fort: Debout.

“Debout est un mot qui peut sonner comme un ordre. Mais c’est également une invitation à s’engager,” explique Wilgis Agossa, directeur artistique du projet.

Cette thématique, choisie avec conviction, marque un tournant important positionnant cette année la jeunesse au cœur de sa programmation.

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Saturday, Jan. 24, 2026

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Karla Berbrayer, fondatrice de Music N’Mavens.

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Karla Berbrayer, fondatrice de Music N’Mavens.

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                                Karla Berbrayer, fondatrice de Music N’Mavens.
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                                Karla Berbrayer, fondatrice de Music N’Mavens.

Profiter de l’hiver en musique

Anaïs Nzelomona 6 minute read Preview

Profiter de l’hiver en musique

Anaïs Nzelomona 6 minute read Saturday, Jan. 17, 2026

Depuis plus de vingt ans, le festival Music ‘N’ Mavens s’est donné pour mission de transformer l’hiver winnipegois en saison de rencontres, en misant sur la curiosité culturelle et le plaisir de se retrouver. Jusqu’au 26 mars, au Rady Jewish Community Centre (Rady JCC), la série propose chaque mardi et jeudi après-midi des concerts et des conférences pensés comme des instants de rencontre.

À contre-courant des habitudes culturelles, Music ‘N’ Mavens assume pleinement son créneau de jour avec des concerts et conférences en plein après-midi.

”Je me souviens qu’au début, on me demandait comment je pouvais penser que les gens viendraient à 14 heures quand il fait -30 degrés,” raconte Karla Berbrayer, fondatrice et directrice artistique du festival. Je leur répondais qu’il fallait une raison pour quitter la maison. Et aujourd’hui, plusieurs me disent que c’est la raison qui les pousse à sortir pendant la journée.”

À l’initiative du projet, l’on retrouve Karla Berbrayer, polyglotte et francophile, elle a nourri son intérêt pour la langue française qu’elle a commencé à apprendre en école d’immersion. La fondatrice défend depuis le départ une idée simple, celle d’offrir des propositions artistiques, sociales et culturelles à un moment de la journée souvent négligé.

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Saturday, Jan. 17, 2026

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Pour Pierre Minkala-Ntadi, enseignant à l’USB, il faut ‘adapter et mettre à jour les politiques universitaires existantes pour encadrer l’IA.’

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                                Pour Pierre Minkala-Ntadi, enseignant à l’USB, il faut ‘adapter et mettre à jour les politiques universitaires existantes pour encadrer l’IA.’

L’Intelligence artificielle vue par les professeurs de l’Université de Saint-Boniface

Marie Wielgocki 6 minute read Preview

L’Intelligence artificielle vue par les professeurs de l’Université de Saint-Boniface

Marie Wielgocki 6 minute read Saturday, Jan. 10, 2026

Depuis son introduction dans le monde universitaire, l’intelligence artificielle générative a soulevé plusieurs questions éthiques sur son utilisation dans un contexte d’éducation formelle.

La Liberté a rencontré trois enseignants-chercheurs de l’Université de Saint-Boniface pour comprendre les défis auxquels doit faire face le monde universitaire dans l’utilisation de cette nouvelle technologie.

Pour Pierre Minkala-Ntadi, enseignant en littérature et en langue française à l’Université de Saint-Boniface, l’IA est “un artefact qui peut faciliter la réflexion,” mais précise qu’elle doit être admise comme “une aide, et non un moyen en soi.”

“La problématique de l’innovation technologique a toujours été la même, quand une nouvelle technologie se met en route, beaucoup adoptent une posture prophétique qui invite à croire que celle-ci va résoudre tous les problèmes du monde,” souligne l’enseignant-chercheur qui rappelle que “la technologie s’insère dans des processus et des pratiques sociales déjà en cours.”

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Saturday, Jan. 10, 2026

Marta Guerrero / La liberte

Émilie Pigeon, directrice générale de la Société historique de St-Boniface: ‘On corrige des erreurs faites par le passé.’

Marta Guerrero / La liberte
                                Émilie Pigeon, directrice générale de la Société historique de St-Boniface: ‘On corrige des erreurs faites par le passé.’

Décoloniser les archives

Hugo Beaucamp 6 minute read Preview

Décoloniser les archives

Hugo Beaucamp 6 minute read Saturday, Dec. 20, 2025

La Société historique de Saint-Boniface (SHSB) est en plein processus de décolonisation de ses archives.

Un travail “particulièrement important,” selon la directrice générale de la SHSB, Émilie Pigeon. D’autant plus dans un contexte de vérité et réconciliation avec les peuples autochtones.

Dans les grandes lignes, le travail en cours consiste en la révision de certaines terminologies, descriptions et mots-clés.

“Tout comme l’histoire et la production historique, les archives évoluent,” explique Émilie Pigeon. “Nos méthodes sont constamment révisées en fonction des meilleures pratiques dans le domaine.”

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Saturday, Dec. 20, 2025

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Marielle Lifandi-Vieira, fondatrice de l’association Racines et horizons d’immigrants francophones

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                                Marielle Lifandi-Vieira, fondatrice de l’association Racines et horizons d’immigrants francophones

‘Quand les racines sont solides et profondes…’

Virginie Frere 7 minute read Preview

‘Quand les racines sont solides et profondes…’

Virginie Frere 7 minute read Saturday, Dec. 13, 2025

Au sein de la communauté francophone du Manitoba, une nouvelle voix s’élève pour célébrer la richesse de la diversité et la force de la mémoire. L’association Racines et horizons d’immigrants francophones (RACIF) vient de voir le jour au mois d’octobre.

Cette idée est le fruit d’un travail de réflexion et de passion mené par Marielle Lifandi-Vieira, française venue d’Alsace et d’origine gabonaise installée à Winnipeg depuis 2023. Son ambition: créer un espace où les histoires, les langues et les cultures des différentes communautés francophones issues de l’immigration se rencontrent, se transmettent et s’enracinent durablement.

“L’association est née d’un profond désir de préservation, de transmission et de valorisation des richesses culturelles des communautés francophones issues de l’immigration,” explique Marielle Lifandi-Vieira.

Arrivée récemment au Canada, elle travaille au sein de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) et siège au conseil consultatif du sous-ministre de l’Immigration du Canada. Engagée depuis toujours pour la francophonie, elle dit ne pas se considérer comme un “porte-flambeau,” mais comme une “fervente défenseure de la francophonie.”

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Saturday, Dec. 13, 2025

Marta Guerrero

Michelle Lécuyer-Hutton et Randy Magirowski posent avec les cadeaux qui seront offerts aux enfants le jour de l’émission.

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                                Michelle Lécuyer-Hutton et Randy Magirowski posent avec les cadeaux qui seront offerts aux enfants le jour de l’émission.

À travers le Punch de Noël, l’esprit de la communauté revient en onde

Hugo Beaucamp 5 minute read Preview

À travers le Punch de Noël, l’esprit de la communauté revient en onde

Hugo Beaucamp 5 minute read Saturday, Dec. 6, 2025

L’émission Le Punch de Noël, fera son grand retour cet hiver sur les ondes d’Envol 91 fm.

C’était une émission phare, animée par feue Denise Lécuyer. Pendant ses 28 années de bénévolat à la radio communautaire, Denise Lécuyer animait chaque samedi le Punch aux fruits. Ce rendez-vous hebdomadaire, qu’elle ne manquait sous aucun prétexte, Denise Lécuyer l’avait aussi décliné pour l’adapter à la période des fêtes de fin d’année.

Pendant 20 ans, le Punch de Noël a été un évènement immanquable pour une partie de la communauté francophone. La sœur et le mari de Denise Lécuyer, Michelle Lécuyer-Hutton et Randy Magirowski ont donc pris la décision de reprogrammer l’émission ce 20 décembre 2025.

À l’époque, les studios de la radio se transformaient en une grande assemblée pendant le Punch, “c’était vraiment fou là-dedans,” se souvient Michelle Lécuyer-Hutton, avec affection. Randy Magirowski, laisse échapper un rire.

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Saturday, Dec. 6, 2025

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‘Enseigner en français c’est un moyen de montrer ta fiertéd’etre francophone,’ dit Chloé Gosselin (à droite) avec sa soeur Calla (à gauche), et leur élève Éléonore.

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                                ‘Enseigner en français c’est un moyen de montrer ta fiertéd’etre francophone,’ dit Chloé Gosselin (à droite) avec sa soeur Calla (à gauche), et leur élève Éléonore.

Un programme qui ouvre la voie

Hugo Beaucamp 6 minute read Preview

Un programme qui ouvre la voie

Hugo Beaucamp 6 minute read Saturday, Nov. 22, 2025

À 5 ans, Éléonore découvre la natation synchronisée… dans sa langue maternelle. Grâce à la détermination de sa mère et à l’engagement de deux jeunes entraîneuses francophones, un tout nouveau programme voit le jour au club Aquatica. Une petite victoire pour la francophonie et pour l’inclusion dans le sport.

Âgée de cinq ans, la petite Éléonore se rend à la pratique de natation artistique tous les mardis après-midi. Grâce à la détermination de sa mère et de ses entraineuses, elle apprend sa discipline dans sa langue maternelle, le français.

“Elle adore danser, elle adore la musique et l’eau,” nous dit sa maman, Geneviève Roy-Wsiaki. “Ça fait des années que je me dis qu’elle adorerait la nage synchronisée.”

Le choix de l’activité s’est donc imposé naturellement. Mais avant qu’Éléonore puisse se lancer à l’eau, il fallait régler un détail.

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Saturday, Nov. 22, 2025

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Bintou Sacko (à gauche) et David Dandeneau

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                                Bintou Sacko (à gauche) et David Dandeneau

Carré civique, le soutien générationnel

Jonathan Semah 6 minute read Preview

Carré civique, le soutien générationnel

Jonathan Semah 6 minute read Saturday, Nov. 15, 2025

Je donne en famille consiste à lever des fonds pour l’avenir du carré civique. La particularité de ce soutien c’est qu’il implique différentes générations, notamment les plus jeunes qui peuvent parfois se sentir éloignés des sujets liés au patrimoine.

David Dandeneau tente de partager son engagement à tous et à différentes générations.

Le membre du conseil d’administration des Ami.e.s du Carré civique de Saint-Boniface (ACCSB) a eu l’idée de lever des fonds pour notamment assurer des dépenses opérationnelles et à terme préparer également le processus d’appel d’offres que s’apprête à lancer la Ville de Winnipeg.

C’est à travers l’ACCSB, qui a reçu le statut officiel d’organisme de bienfaisance et peut donc recevoir des dons depuis mars 2022, que le monde pourra donner ponctuellement pour cette campagne.

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Saturday, Nov. 15, 2025

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Djehil Togoi est élève en 11e année au Collège Louis-Riel, il est également mentor junior au sein de CanU.

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                                Djehil Togoi est élève en 11e année au Collège Louis-Riel, il est également mentor junior au sein de CanU.

Le pouvoir des rencontres

Anaïs Nzelomona 7 minute read Preview

Le pouvoir des rencontres

Anaïs Nzelomona 7 minute read Saturday, Nov. 8, 2025

Depuis plusieurs années, Djehil Togoi, élève de 11e année au Collège Louis-Riel, s’investit dans le programme CanU, un projet caractérisé par ses offres de mentorat et son accompagnement éducatif destiné à soutenir la jeunesse manitobaine.

Pour Togoi, aussi appelé DJ, cette expérience est à la fois une occasion de créer des liens et de se rapprocher d’une communauté.

“Mon expérience CanU a été très enrichissante, explique-t-il. Chaque jour est une nouvelle expérience et chaque expérience m’apporte de nouveaux apprentissages. Je suis vraiment reconnaissant d’avoir découvert ce programme.”

Le 13 novembre, CanU organise le Gala Imagine Stories, une initiative annuelle visant à lever des fonds et à mettre à l’honneur la parole des jeunes. Comme l’explique Roger Berrington, fondateur de l’organisation, “ce gala permet aux élèves de raconter leur histoire mais aussi de montrer leur courage, et ces moments-là marquent leur vie et celle de ceux qui les entourent”. Cette année, l’événement se tiendra au Musée canadien pour les droits de la personne, un choix symbolique qui reflète les valeurs de l’organisation CanU.

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Saturday, Nov. 8, 2025

Alicia Régnier photo

En 2025, l’artiste franco-manitobaine Anna Binta Diallo a multiplié les expositions à travers le pays.

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                                En 2025, l’artiste franco-manitobaine Anna Binta Diallo a multiplié les expositions à travers le pays.

La créativité franco-manitobaine rayonne: Anna Binta Diallo expose à travers le pays

Virginie Frere 5 minute read Preview

La créativité franco-manitobaine rayonne: Anna Binta Diallo expose à travers le pays

Virginie Frere 5 minute read Saturday, Nov. 1, 2025

En 2025, l’artiste visuelle franco-manitobaine Anna Binta Diallo connaît une année charnière. De Vancouver à Toronto, en passant par Edmonton et Winnipeg, ses expositions se succèdent, confirmant la place qu’elle occupe désormais parmi les figures majeures de la scène artistique canadienne contemporaine.

Née à Dakar, Sénégal, en 1983 et élevée à Saint-Boniface, Anna Binta Diallo tisse depuis toujours des liens entre les continents et les mémoires. Ses œuvres explorent les intersections entre identité, nostalgie et nature, dans un langage visuel qui conjugue collage, vidéo, graphisme et sculpture.

“Le collage est depuis longtemps au cœur de ma démarche,” confie-t-elle. “J’aime réagencer des images anciennes, des sons, des fragments d’archives pour construire de nouveaux récits.”

L’artiste collecte cartes, livres et photos qu’elle transforme en compositions hybrides, à la croisée du passé et du futur.

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Saturday, Nov. 1, 2025

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